LES
MEDAILLES
E
T DIPLÔMES
ACADEMIQUES
De tout temps l'Académie a cherché à avoir
une devise, un sceau, une médaille ou un diplôme.
Dès l'origine, Brossette, dans sa fameuse lettre à
Boileau du 10 avril 1700, précise qu'il a fait une devise pour l'académie
naissante et écrit : «Comment une académie pourrait-elle se
passer d'une devise? Voila donc la devise de la nôtre : un arbre sur le
tronc et sur les branches duquel sont gravés les noms des académiciens,
avec ces mots : Dum crescet, nomina crescent.» (à mesure qu'il croîtra,
les noms croîtront aussi).
En 1827, l'Académie choisit un véritable sceau:
c'est une gravure de l'ancien temple de Rome et d'Auguste, édifié
près du confluent Rhône Saône et tel que représenté
sur les médailles des empereurs romains, avec, en plus, " Athenaeum
lugdunense restitutum, MDCC ". Lambert Rouvière, numismate, titulaire
de 1715 à 1756, reprend ainsi la devise de la société du
XVIle siècle ayant précédé l'Académie. Encore
aujourd'hui, la broche remise à tout académicien titulaire reproduit
ce sceau originel.
La médaille académique comporte sur la face le
sceau défini ci-dessus et, sur le revers, une couronne de lauriers avec
la mention «ACAD.LUGD UN. SCIENTLITTER. ET ARTIUM». La médaille
a été frappée en bronze, en bronze argenté et en bronze
doré. C'est sa reproduction qui orne la couverture des Mémoires
depuis 1885 (tomes L23 et S27).
C'est en 1847 qe l'Académie fit exécuter pour ses membres de toutes
catégories un diplôme : l'ancien type avait disparu durant la Révolution.
La composition de ce diplôme est due aux membres qui faisaient alors partie
de la section des Beaux-Arts : Bonnefond, Chenavard, Dupasquier, Rey, Ruolz, Vibert.
C est Rey qui en fit le dessin. Il est probable que la plaq-ae de cuivre gravée
en taille douce retrouvée à une époque récente corresponde
à ce diplôme du XiXe siècle car elle a beaucoup servi. Depuis
1977, elle est à nouveau utilisée pour remettre le diplôme
à chaque titulaire : 200 feuilles de papier à la main de «Richard
de Bas, Auvergne 1326» (Ambert) ont été réservées
à l'Académie par M. Gerphagnon (A.T.L. Villeurbanne) et l'impression
effectuée à la main par les soins de Malinvaud frères, graveurs
à Lyon.
En 1900, fut frappée une médaille commémorative du bicentenaire.
Le maire accorda l'autorisation d!utiliser le coin de la médaille de l'exposition
universelle de 1894 appartenant à la Ville et l'Académie n'eut qu'à
s'entendre avec le graveur Patey pour le revers. La médaille symbolise
ainsi le lien étroit unissant l'Académie à sa Ville.
En 2000 (Illustration),
la tradition est respectée et une autre médaille commémorative
perpétue le 300e anniversaire de la compagnie. Elle est l'oeuvre du graveur
Penin et représente une vue du Palais Saint-Jean et la colline de Fourvière.