LES COLLECTIONS



   Avant le XXe siècle, l'Académie ne semble guère avoir été soucieuse de dresser et de tenir à jour un véritable inventaire de ses richesses artistiques. Il n'y a pas trace de registres anciens.

   Lors de l'exposition internationale urbaine de 1914, la Ville prend la décision de présenter les richesses du «Vieux Lyon» et charge de la réalisation Félix Desvernay, académicien et premier conservateur du Musée historique. C'est l'occasion pour ce confrère de publier un remarquable ouvrage, «Le Vieux-Lyon à l'exposition internationale urbaine ... » (1915), dans lequel on peut chercher et trouver de nombreux renseignements sur les collections académiques, ainsi que d'abondantes représentations iconographiques.

   Desvernay avait la charge de veiller sur les collections académiques depuis 1911. En 1917, c'est Eugène Vial qui prend le relais en ce domaine. En 1922, il établit un inventaire, avec l'aide de Jean Tricou pour les médailles. Cet inventaire n'existe plus dans les archives académiques mais, heureusement, est conservé au musée de Gadagne auprès duquel une photocopie a pu être réalisée.

   En 1956, Tricou entreprend un récolement à partir du catalogue de Vial et des papiers légués par celui-ci, qu'il déposera lui aussi au musée.

   En 1976, au titre du «Préinventaire du Rhône», Mme Lavigne répertorie les collections du palais Saint-Jean où l'Académie est installée depuis peu. Enfin on trouve, dans le très documenté article de Gérard Bruyère intitulé «Les collections d'art du palais Saint-Jean», le catalogue le plus moderne et le plus complet des objets que possède l'Académie, repérés à la date de 1992 (in «Le palais Saint-Jean»).


L'ÉNIGME DES MÉDAILLIERS


   Lorsque Pierre Adamoli lègue sa bibliothèque à l'Académie, il l'accompagne de son médaillier ainsi que de nombreux objets de collection. Après la tourmente révolutionnaire, nous venons de voir, à propos de la bibliothèque, qu'il fallut beaucoup de démarches et d'obstination pour que l'Académie retrouve une partie de son bien.

   Un médaillier existe aujourd'hui, c'est un fait, mais est-ce bien celui d'Adamoli et fut-il restitué en même temps que la bibliothèque ? C'est peu probable car le 23 décembre 1822, la Ville installe l'Académie au palais Saint-Pierre, moyennant la renonciation à divers legs Adamoli : médaillier, collection d'histoire naturelle et donation des 3 500 livres que l'Académie avait encore la naïveté de réclamer. Quant à l'arrêté municipal de 2 décembre 1823, il ne fait état que des livres, pas des médailles ni des objets d'art.

   Léopold Niepce retrace l'histoire de ce qu'il pense être le médaillier Adamoli dans son «Archéologie lyonnaise» (t.1, p.113-123). Barthélémy Drevon réalise l'inventaire détaillé et photographique des 272 médailles métalliques qui subsistent aujourd'hui dans le meuble «en bois couvert de maroquin rouge et doré». Ces médailles font partie de l'immense série qu'a fait frapper Louis XIV, sous le contrôle de l'Académie des Médailles et Inscriptions (devenue des Inscriptions et Belles-Lettres), afin de raconter l'histoire de son règne. Drevon présente le résultat de ses recherches et réflexions en une exceptionnelle communication, le 19 juin 1990.

   Jean Guillemain, du cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale résume l'état de la question des médailliers dans le livre «Le palais Saint-Jean» (1992), au cours du chapitre «Les médailliers de l'Académie».

   De fait l'Académie possède deux médailliers. Le premier (Illustration) est un important meuble du XVIle siècle en poirier noirci de grandes dimensions : H = 1,98m, L = 1,46m, P = 0,59m. Il a perdu ses deux cloisons verticales et ses 75 plateaux et il sert, aujourd'hui, de simple meuble de rangement dans la bibliothèque. Son origine est inconnue mais il n'est pas exclu de penser qu'Adamoli l'avait acquis pour ranger ses médailles qui, elles, ont disparu.

   Le second médaillier (Illustration) est celui dont parlent Niepce et Drevon. C'est un petit coffre recouvert de maroquin rouge fleurdelisé avec poignées, équipé de 12 tablettes intérieures. D'après Niepce, les délégués de l'Académie, en 1827, dressent l'inventaire des collections «d'Adamoli» et signalent «un médaillier en bois recouvert de maroquin rouge et doré, ayant dans la partie inférieure douze planchettes (..), contenant 275 médailles en bronze du règne de Louis XIV». Dumas parle aussi de ce médaillier et indique qu'il renferme 274 médailles (1, p.458). Drevon ayant retrouvé 272 médailles, nous sommes bien en présence du médaillier attesté depuis 1827. Mais est-ce pour autant celui d'Adamoli ? C'est improbable, d'abord parce que les négociations avec la ville pour la restitution des collections semblent bien exclure le médaillier Adamoti (et l'histoire naturelle); ensuite parce tout indique qu'Adamoli collectionnait toutes sortes de médailles, antiques pour la plupart, et qu'il en avait rassemblées plus de 1000. Or ce médaillier ne renferrne qu'une série homogène de l'«histoire métallique» de Louis XIV. Guillemain pense qu'il pourrait s'agir d'un médaillier d'Antoine Laisné, ou peut-être de Le Bret.

   Le hasard d'une découverte, y compris au sein du musée des Beaux-Arts, permettra peut-être de progresser dans la résolution de cette énigme.

   A propos des médailles, on doit noter que plusieurs académiciens en ont offert à l'Académie. Ainsi Delandine, en 1788, a donné huit médailles de bronze et neuf d'argent dont on ne retrouve plus trace; le préfet Lezai-Mamésia en a offert dix en 1818, le préfet De Brosses en a donné quatre en 1826 pour l'inscription relative à la statue de Louis XIV, perdues également...


LES TABLEAUX, SCULPTURES ET OBJETS


   Outre les éléments de la bibliothèque et les médailles, le patrimoine académique comprend des tableaux et dessins, des sculptures, des objets divers et du mobilier.

   La très grande majorité de ces objets provient de dons faits soit par les académiciens, soit par des personnalités extérieures. De même que les auteurs ont fait hommage de leurs oeuvres écrites à la bibliothèque, les artistes ont parfois donné l'une de leurs créations.

   Pour avoir un descriptif détaillé des objets il convient de consulter l'ouvrage de G. Bruyère, déjà cité.

   Dans le bref récapitulatif ci-après, nous suivrons les diverses catégories de l'inventaire de Vial en 1922; nous indiquerons par V.. le numéro d'ordre donné par Vial et par B.. celui donné par Bruyère.


Peintures et dessins


   Les tableaux, huiles sur toile pour la plupart, sont au nombre de 19 appartenant avec certitude à l'Académie, mais nous verrons plus loin que plusieurs autres sont de provenance incertaine et que d'autres encore ont disparu.Ils sont l'oeuvre des artistes suivants

- Anonymes 4 tableaux XVIlle siècle (VII-13-16-22, B21-20-19-23) Bordes, J.Mathon de la Cour, tête, C. Jordan, tableaux XIXE siècle (V6-14, B24-22) : Pde Ruolz, E. Lemontey;

- Benn (BI) : fleurs;

- Bonnefond (VIO, B2) : J. Jacquard;

- Boumes (VI 8, B3) : fleurs et fruits;

- Bros (B4) : lave émaillée; (Illustration);

- Cogell (V5-7, B5-6) : Adamoli, Laurencin;

- Coypel (VI, B7) : Thomyris; (Illustration);

- Genod (V2, B8) : Legendre-Héral;

- De Fogères, née Boucharlat (V9, B9) : J. Mathon de la Cour;

- Guérin (V3, BIO) : J.L. Boucharlat;

- Perrodin (V8, BI 1) : J. Ward;

- Rauch (V4, B 12) : C. Jordan;

- Sébelon (VI2, B15) : J.C. Bonnefond;

- Tollet (VI5-21, B16-17) : P.J. Navarre, M.A. Horand;

   Les dessins et pastels (B25-46) sont au nombre de 22 parmi lesquels on peut retenir les deux dessins de P. Chenavard pour des décors de l'opéra, l'autoportrait de J. Soulary et les 13 portraits d'académiciens par Tony Tollet.


Estampes


   Sur un total de 22 estampes, 15 sont répertoriées au catalogue de Vial (V200 à 214, B47 à 68) alors que les autres ont été données à une période plus récente, en particulier les quatre offertes par Joanny Drevet.


Sculptures


   Les bustes représentent la richesse principale de l'Académie dans le domaine des oeuvres d'art, mais il existe quelques autres sculptures.

   Les bustes en plâtre, pleins ou creux, parfois patinés ou peints, soit modèles, soit répliques, sont au nombre de 28 :

- Benivieni, poète, par Bastianini (VI32, B70);

- A.M. Ampère (ac.1802) par Bonnassieux : modèle du marbre du musée de Poleymieux; sans doute remis à l'Académie en 1893 quand le musée des Beaux Arts refusa de payer les frais de transport pour les oeuvres données par le fils du sculpteur;

- M. Bonafous (correspondant) par Bonnassieux (VI44, B72);

- Taillefer de Bondy (associé) par Chinard (VI02, B79);

- Mme Récamier par Chinard (B81) : réplique réduite du marbre du musée des Beaux Arts;

- M.A. Petit (ac.1800) par Chinard (VIOI, B82) : terre cuite;

- inconnu par Chinard (B80);

- G.A. Dupasquier (ac. 1 82 8) par Crauk ou par Ruolz (V 1 45, B 84);

- J.M. de Gerando par D'Este (VI40, B89);

- C. Falconnet (ac.1700) par M. Falconnet (Vll6, B93), donné par Durand en 1808;

- B. Franklin (associé) par Houdon (B95) : réplique du marbre de New-York offert en 1958 au nom du gouvernement américain et de l'Université de Philadelphie;

- D. Nonnotte (ac. 1754) par Jayet (V 110, B 96);

- J.J. de Boissieu (ac. 1780) par Jayet (VI 17, B97), brisé en 1975;

- A.J.J. de Boissieu (ac.1848) par Ruolz de Montchal (VI37, B123);

- J.E. Gilibert (ac.1784) par Martin (VI25, B105);

- X. Bureaux de Pusy (ac. 1802) par Martin (V 1 43, B 1 06);

- E. Sainte-Marie (ac. 1 812) par Martin (V 1 09, B 1 07);

- A. Bonnet (ac. 1 847) par Masselot ou par G. Bonnet (VI 35, B 1 1 1);

- F. Charassin par Ruolz de Montchal (VI 08, B 122);

- Mme de Sermezy (associée) par elle-même (VI23, B127); (Illustation)

- J.B. Poupar (ac.1814) par Sermezy (VI24, B126);

- J.B. Dugas-Montbel (ac. 18 03) par Sermezy (VI 19, B 124) : mis en dépôt au musée des Beaux Arts en 1989 (inventaire H2161);

- J.B. Dugas-Montbel (ac. 1 803) par Sermezy (VI 19bis, B 125);

- F. Artaud (ac.1810) par Sermezy (VI42, B128) : venu du cabinet Artaud acheté par la ville sur sollicitation de l'Académie et mis en dépôt auprès de celle-ci en 1840;

- B.F. Delhorme par Sermezy (V 1 34, B 1 30), venu du cabinet Artaud;

- 1. de Polinière (ac.1832) par Sermezy (VI41, B131);

- Clair Tisseur (ac.1886) par anonyme (BI52) : retrouvé aux Archives municipales et remis à l'Académie en 1988;

- Voltaire (associé) par Poncet (Dumas 1, 129; BI 17).

Quelques bustes, au nombre de 7, sont en marbre et un autre est en bronze :

- A. Gratry par Fabisch (VI29, B91);

- F. Desvernay (ac.1894) par Maspoly (BIIO) : d'abord au musée historique de Gadagne puis déposé à l'Académie avant 1960;

- Homère par Puget (V 1 1 1, B 1 19);

- Caton par Puget (VI 12, B 120);

- Chrysès prêtre d'Apollon par Slodtz (VI 14, B 13 3); (Illustration)

- Iphigénie prêtresse de Diane par Slodtz (V 1 15, B 1 34);

- F. Raynal par Tassaert (Dumas 1, 134; B135);

- J. Soulary (ac. 1879), bronze par Lombard (VI27, B104) : d'abord dans le jardin du palais Saint-Pierre (1891) puis déposé à l'Académie avant 1922.

Enfin existent divers médaillons, plaquettes et bas-reliefs :

- F.G. Hainl (ac. 1849) par Poitevin (V 120, BI 16) : plâtre;

- La Saussaye par Halou (VI 30, B94) : plâtre;

- A. de Boissieu (ac. 1 848) par Millefaut (V 146, B 1 12) cuivre;

- C. Jordan (ac. 1809) par David d'Angers (VI 50, B85) bronze;

- J.J. Ampère par David d'Angers (VI49, B86) bronze;

- E. Clément (ac. 1906) par Aubert (VI 3 1, B69) bronze;

- F. Guinand (ac.1870) par Bourgeot (VI21, B76);

- Ph. Delorme par Roland (V 1 04, B 12 1).


Objets divers


- tableau tissé, soie type Lampas (100 x 74 cm) par Picard (V300,B159);

- tableau tissé, soie type Lampas (66 x 60 cm) par Carquillat (V301,B 16 1);

- portrait tissé, soie, de F.de Lesseps par Ecole de Commerce (V302,B 162);

- gaine en forme de colonne sur base carrée, bois peint (h 210, base 45 cm) : portait à l'origine le buste de Voltaire et désormais celui de l'abbé Raynal (VI33, B135);

- deux gaines en bois sculpté et peint portant Chrysès et Iphigénie, XVIlle siècle (VI33, B133-134);

- deux vases canopes égyptiens, céramique (V310, B154) : un cou-
vercle perdu en 1975; peut-être fabriqués par Artaud ? - urne en métal peint;

- paire de chandeliers style Louis XV à deux branches, cuivre argenté (V311, BI 56);

- médaillier, bois recouvert maroquin rouge (44 x 37 x 30 cm), renfermant 272 médailles (BI55);

- médaillier, poirier noirci et doré, XVIle siècle (198 x 146 x 59 cm) ayant perdu ses cloisons et ses 75 plateaux : origine Adamoli très probable;


Objets d'appartenance incertaine ou contestée


Il n'est pas toujours aisé de retrouver l'origine d'un objet d'où une appartenance discutable voire discutée; de plus un objet peut avoir été changé de place, d'affectation voire de propriétaire. Nous signalons cidessous quelques objets dont l'appartenance à l'Académie est plus ou moins contestée.

- Nicolas Boileau Despréaux par Nicolas Delacolonge, marbre (B87) + plâtre patiné style terre cuite (par Chatellux ?) (B88) : il est peu contestable que Boileau l'ait offert à Brossette au même titre que son portrait, car Brossette vendit sa bibliothèque à la ville en 1733 et aurait spécifié : "je lègue particulièrement pour ladite bibliothèque le buste de M. Despréaux en marbre blanc". Mais la ville aurait refusé le legs en raison de sa clause financière. Or dès 1808 le buste se trouve bien à la bibliothèque, mais à cette époque l'Académie n'a encore rien récupéré de tous ses biens, ni les livres, ni les objets, donc ce n'est pas significatif et le buste peut fort bien être propriété de l'Académie tout n'étant pas restitué en 1826, lors du retour de la bibliothèque.

- second buste de Voltaire par Poncet (BI 18) : aurait été abandonné par la Bibliothèque lors de son départ du palais Saint-Jean;

- buste de jeune femme par Perrin, terre cuite (BI 1 5) : le catalogue de l'exposition «Portraitistes lyonnais» le reconnaît comme appartenant à l'Académie (Collectif 1986 , n'133, p.217);

- buste de B. Thimonnier par G.A. Martin (BI 08);

- buste de J. Soulary par Lombard, bronze (V 1 27, B 1 04) : se trouvait depuis avant 1922 dans le local de l'Académie;

- buste de Pécheux par Lavy (VII8, B99) : probablement à la Ville bien qu'un différend ait vu le jour en 1914 entre Ville et Académie à son propos;

- buste de Louis-Philippe par Legendre-Héral (BI02) : bien que conservé aux Archives, Dumas (1, p.457) dit qu'il fut offert par le sculpteur à l'Académie, un autre exemplaire ayant été commandé par le préfet;

- buste de Ph. Delorme par Legendre-Héral (VI07, BIOO) : origine inconnue, Vial ne se prononçant pas; il s'agit probablement du cabinet Artaud acquis par la Ville;

- Napoléon par Chaudet, biscuit de Sèvres (VI22, B77) : le musée des Beaux-Arts en possède un autre exemplaire; était dans la collection académique dès avant 1915;

- «Honneur et Patrie» par Chinard, relief en terre cuite (VIOO, B78) : donné à l'Académie en 1808 donc origine connue; prêté pour l'exposition du Bimillénaire de Lyon en 1958 et conservé depuis par le musée des Beaux-Arts; Tricou a noté sur l'inventaire Vial «dépôt au musée»; il s'agit bien d'un dépôt qui n'aurait pas dû être inventorié dans les collections du musée (inv. 1966-1 1); s'il s'agissait d'un prêt, il aurait dû être rendu; de toute façon l'Académie en reste propriétaire.


Objets disparus


Il y a de multiples raisons pour que certains objets aient disparu pour les plus anciens, la Révolution; pour d'autres, le vol, la casse, le prêt sans retour, le changement de lieu sans souvenir..

La liste suivante est forcément très incomplète :

- tableau, huile sur toile, «Fleurs» par Bournes (VI7, B163);

- portrait gravé en Angleterre de Mme de Beauharnais donné par elleen 1785;

- portrait de Poivre (ac. 1759) donné par Mme Poivre en 1786;

- portrait de Montgolfier, dessin de De Boissieu, 1785;

- camaïeu représentant Icare aux ailes attachées par son père, donné par Mlle Lallié en 1792;

- dessin de Jean Chazière par anonyme XIXE siècle (V54, B164);

- estampes de Christin données par Clapasson en 1761;

- estampe de M. Bonafous par Maurin (V207, BI 65);

- buste de Bertin par anonyme XVIlle siècle (VI 05, B 167), offert par Perrichon en 1789;

- buste de Napoléon III par Chardigny (V 1 26, B 1 69);

- buste de J.M. Noirot par Fabisch (VI28, B172);

- buste terre cuite de Louisa Siefert par Pagny : don de l'auteur à l'Académie en 1880 d'après le catalogue de l'exposition «Portraitistes lyonnais» (1986, n'128, p.207-208);

- buste terre cuite bronzée de Voltaire par Christot (?);

- buste en plâtre de Minerve par Chinard (donné le 8 août 1800);

- buste en plâtre bronzé (inv.Cochard 1823);

- buste en plâtre de Louis XVIII (inv.Cochard 1823);

- médaillon de Ph. Delorme donné en 1784;

- médaillon bronze de Ballanche par David d'Angers (VI48, B171);

- médaillon bronze de A.M. Ampère par David d'Angers (VI47,B170);

- médaillon plâtre de Bourgelat par anonyme XIXE siècle (VI06,B 168);

- Léda, plâtre de Legendre-Héral (inv.Cochard 1823);

- groupe plâtre, Platon méditant sur l'immortalité de l'âme, par Mme de Sermezy (inv.Cochard 1823), donné le 7 septembre 1819 et "disparu" au sein de l'école des Beaux Arts ;

- groupe bronze, enlèvement d'Orithye par Borée; origine cabinet Adamoli (inv.Cochard 1823; V103, B166);

- vases antiques donnés par Laurencin.

   Chaque fois qu'une contestation s'est élevée, l'Académie a demandé que soit établi un inventaire contradictoire : sans rappeler la demande de 1795 et celles du début du XIXE siècle, signalons celle du président Navarre en 1914. Toutes sont restées sans suite et les contestations se perpétuent, à croire que les administrations répugnent à ce qu'aujourd'hui on nomme la transparence.